Start-ups et PME du numérique à Montpellier : pourquoi former des secouristes dans un open space

Start-ups et PME du numérique à Montpellier : pourquoi former des secouristes dans un open space

Dans une jeune entreprise du numérique installée près du parc d’activités de Montpellier, une développeuse de trente-quatre ans s’est soudain sentie mal en pleine réunion d’équipe. Elle a pâli, s’est plainte d’une douleur dans la poitrine, puis s’est effondrée. Personne ne savait vraiment quoi faire, sauf le responsable administratif, qui avait suivi une formation de sauveteur secouriste du travail dans son emploi précédent. Il a constaté qu’elle ne respirait plus normalement, a fait appeler le 15, envoyé un collègue chercher le défibrillateur de l’accueil de l’immeuble et commencé le massage cardiaque. La développeuse a été réanimée et transportée au CHU. Le lendemain, les fondateurs ont décidé que l’entreprise ne dépendrait plus d’un seul salarié formé par hasard.

Un risque présent jusque dans les bureaux

Les entreprises du numérique, du conseil ou des services se pensent souvent à l’abri des accidents du travail. Leurs salariés ne manipulent ni machines ni produits dangereux. Pourtant, l’urgence peut survenir partout : malaise cardiaque, crise d’épilepsie, réaction allergique sévère, fausse route au déjeuner, chute dans un escalier, coupure en cuisine commune. L’âge moyen peu élevé des équipes ne protège pas de tout, et l’arrêt cardiaque frappe aussi des personnes jeunes, parfois sans antécédent connu.

Montpellier compte un tissu dense de start-ups, de PME technologiques, d’entreprises de santé et de services, souvent installées dans des pépinières, des espaces de coworking ou des immeubles partagés. Dans ces lieux, il arrive que personne ne sache où se trouve le défibrillateur, ni qui est formé. Les équipes changent vite, les bureaux déménagent au gré de la croissance, et l’organisation des secours n’est pas toujours mise à jour. Une entreprise qui passe de cinq à trente salariés en deux ans doit revoir régulièrement qui est formé, et où.

Une obligation qui commence au premier salarié

Le Code du travail impose à tout employeur d’organiser les premiers secours, quel que soit son secteur et dès la première embauche. L’entreprise doit disposer d’un matériel de premiers secours adapté, d’une consigne d’alerte connue de tous et de personnes capables d’intervenir. Pour une jeune entreprise en croissance, c’est l’un des sujets à intégrer dans le document unique d’évaluation des risques, au même titre que l’ergonomie des postes ou les risques psychosociaux.

Former des sauveteurs secouristes du travail selon le référentiel de l’INRS reste la manière la plus reconnue d’y répondre. Le sauveteur apprend à protéger, examiner, faire alerter et secourir : comprimer une hémorragie, placer une victime inconsciente qui respire en position latérale de sécurité, masser et utiliser un défibrillateur.

Une formation intra, compatible avec un agenda chargé

Human Formation, organisme certifié Qualiopi et habilité INRS, forme le sauveteur secouriste du travail à Montpellier uniquement en intra, dans vos locaux. La formation initiale dure 14 heures sur 2 jours, pour 4 à 10 stagiaires, et le certificat reste valable 24 mois. Le tarif démarre à partir de 1 200 € HT.

Une salle de réunion suffit, à condition de pouvoir pousser les tables pour pratiquer au sol. Les stagiaires repèrent ensemble le défibrillateur de l’immeuble, la trousse de secours et le chemin que suivront les secours, ce qui compte dans un bâtiment partagé avec badge d’accès et plusieurs étages. Pour une petite équipe, deux jours se planifient en dehors des périodes de livraison de projet. Plusieurs entreprises d’un même espace de coworking peuvent aussi se regrouper pour constituer un groupe.

Penser au télétravail et aux équipes hybrides

Dans les entreprises où une partie des salariés travaille à distance, la présence réelle sur site varie d’un jour à l’autre. Il faut donc former suffisamment de personnes pour qu’au moins un sauveteur soit présent chaque jour de la semaine, y compris les jours où l’équipe est réduite. Un simple calendrier partagé des présences permet de le vérifier.

Pensez aussi à l’accueil des nouveaux arrivants. Dans une entreprise qui recrute vite, une présentation de quelques minutes le premier jour permet à chacun de savoir où se trouvent le défibrillateur et la trousse, et qui sont les sauveteurs. Les gestes appris pendant la formation servent d’ailleurs aussi en dehors du travail, à la maison, dans la rue ou lors d’un événement sportif.

Le certificat expire au bout de vingt-quatre mois. Le recyclage, appelé MAC SST, entretient les gestes et prolonge la validité. Notez l’échéance de chacun dans votre outil RH, avec une alerte six mois avant. Ajoutez cette ligne au tableau de bord RH que vous suivez déjà.

Dans la start-up montpelliéraine, un tiers de l’équipe est désormais formé. Les fondateurs le résument simplement : une entreprise qui grandit vite doit aussi savoir protéger les personnes qui la font grandir, et deux jours suffisent pour s’y préparer.

Pour recevoir un devis sous 24 h, appelez le 06 12 95 84 78 en précisant votre effectif et l’organisation de vos équipes.